La conservation partagée

Article publié par Equipe jeunesse

 

Conservation partagée des fonds jeunesse en Provence Alpes Côte d’Azur.


     La conservation partagée est née de la volonté de sauvegarder un patrimoine, celui de la littérature de Jeunesse, de le conserver et de le faire connaître. La conservation partagée, en région Provence Alpes Côte d’Azur, a permis de récupérer 45000 titres depuis 2003. 8000 titres sont conservés, 6000 ont été acquis, les autres appartiennent à « l’île aux livres Â», le pôle ressource en littérature de jeunesse de la BMVR Alcazar Marseille. Ce dernier achète des livres anciens, des originaux, des livres neufs et des jeux d’artistes. Une coopération existe également avec le COBIAC (Collectif de Bibliothécaires et Intervenants en Actions Culturelles). La conservation partagée compte 70 bibliothèques dont 38 sont pôles d’excellences ou ressources.

    Dans le cadre du plan de conservation partagée,la Médiathèque de Saint-Raphaël, pôle d’excellence, conserve les collections:

                               « Guinguette Â», « Pirouette Â» et « A petits petons Â» des éditions Didier Jeunesse

    Ces collections sont présentées dans les vitrines, les livres ne sortent pas, ne se prêtent pas, ils sont simplement conservés. Nous laissons à votre disposition les exemplaires disponibles au prêt et présentés sur les étagères.

Pourquoi conserver ?

    Pour les professionnels, les chercheurs. Pour les amateurs éclairés ou nostalgiques (pour ces derniers la part affective et inoubliable de l’enfance fait que les recherches sont beaucoup plus aléatoires !). Pour les enfants, pour les confronter à des images du passé.


La dimension patrimoniale de la littérature de jeunesse et le souci de conservation

    La littérature de jeunesse devient un champ d’investigation pour les chercheurs, avec le programme de l’Institut Charles Perrault, c’est le signe de la place reconnu de cette littérature. L’édition jeunesse est un objet patrimonial et éphémère. Au vue de la production pléthorique des dernières années : 9000 titres/an. Cela donne à ces titres une certaine précarité. L’édition jeunesse représente un cas à part, elle présente le risque d’une plus grande disparition et son rôle est essentiel. Ces titres lorsqu’ils sont épuisés, deviennent rares. La notion de patrimoine s’est élargie en passant du prestigieux au spécifique ; en ce sens que l’on ne conserve plus que les livres précieux et rares puisque la notion de rare a évolué. Les livres en mauvais états, crayonnés, déchirés sont différents des livres précieux mais demeurent patrimoniaux !!!

Quoi conserver ?

    Les préférés, les chouchous : les ouvrages de fiction et plus particulièrement les albums. Les incontournables : certains auteurs, les illustrateurs et éditeurs de région. Les moins aimés : les périodiques (pour leur place), les documentaires. Les rétifs, les autres documents : multimédia, CD, vidéo, internet, etc. Les non admis : les documents qui ne sont pas achetés ou pas acceptés par les bibliothécaires (Martine, Club des 5, collection de supermarchés etc.).

Choix de la sélection

    L’exemple de la région PACA avec l’Agence Régionale du Livre et la BMVR Alcazar Marseille traduit une volonté d’associer les bibliothèques de toutes tailles et devient une réussite. C’est le plan pilote au niveau national. Au niveau régional cela se traduit par : une forte synergie entre les différents acteurs, un désherbage sans états d’âme puisque le plan de conservation partagée est établi, une proximité pour les chercheurs, les étudiants et les amateurs qui n’ont plus à se déplacer à Paris.

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